La Légende du Chat Birman et de la Plante Tamaya

 

Au nord-Est de la Birmanie, près de la frontière chinoise, vivait une congrégation monastique,
les Kittahs réputée pour sa sagesse et sa foi envers le grand Dieu Song Ho, et la déesse aux yeux de saphir Tsun -Kianksé.

    Parmi ces moines, l'un d'entre eux, Mun Hà, était particulièrement respecté. Auprès de lui vivait Sinh, un chat aux yeux jaunes dorés, et dont les oreilles, le nez , 
la queue et l'extrémité des pattes étaient de la couleur du sol, comme pour symboliser l'impureté de tout ce qui touche à la terre, et dans le monastère, tous les moines possédaient un chat.

    Soudain, Sinh le chat, d'un saut se jucha sur la tête de son maître affaissé, son maître qui pour la première fois, avait cessé de fixer les yeux de la Déesse Tsun Kianksé, 
Sinh se figea devant la statue, dans une position hiératique, à ce moment, son poil devint jaune d'or, tout comme le corps doré de la Déesse, ses yeux jaune d'or devinrent bleu profond, 
comme les  yeux d'azur de la Déesse Tsun -Kianksé

Le regard de Sinh le chat, se détourna tout à coup vers la porte d'entrée du temple par laquelle  tentaient d'entrer les Phoums, tribu venue du Siam pour piller et profaner le temple. 
Dès cet instant, l'extrémité des pattes de Sinh le chat devinrent d'un blanc éclatant, et ce jusqu'à l'endroit que recouvrait la soie des vêtements sacrés de son maître.

   Sinh mourut sept jours plus tard, dans la même pose qu'il avait prise au moment de la mort de son maître, face à la Déesse, 
ses yeux dans les yeux de cette dernière, emportant l'âme de son maître adoré vers Tsun -Kianksé.

Quelques jours plus tard, les prêtres assemblés pour élire le successeur de Mun Hà, virent accourir tous les chats du Temple. 
Tous sans exception, étaient vêtus d'or, gantés de blanc, et leurs yeux jaunes avaient pris un couleur saphir, de la même couleur.

QUELQUES MOTS SUR LA LEGENDE DE TAMAYA

Le Tamaya, est une plante d'origine sud américaine, elle aurait été cultivée par les indiens atzalca, pour qui elle était une plante sacrée. 

Pour eux, selon la tradition, la Déesse du Ciel venait s'incarner sur terre et la plante se métamorphosait en une belle jeune fille 
aux cheveux dorés, trait entre le ciel et la terre. 

Les atzalca voyaient dans cette réincarnation le renouvellement des forces naturelles

        Lors de la conquête espagnole, les conquistadors réduisirent les Atzalca à la servitude, ces derniers pensaient que si la Déesse du Ciel revenait, 
elle chasserait les étrangers. elle apparut, mais les conquistadors la firent prisonnière, 
et l'emmenèrent vers l'Espagne à bord de l'une des caravelles. 

En ouvrant la porte de la cabine dans laquelle elle était  enfermée, ils constatèrent, que la Déesse avait disparu, 
et seule la plante sacrée était là, debout sur sa longue tige, elle avait perdu toutes ses feuilles. 

Le chef des conquistadors prit alors conscience de  la profanation et il plaça la plante dans une urne en cristal, 
pour la rapporter en Amérique, mais il mourut peu après. 

Plusieurs siècles plus  tard un botaniste français (Cologny) découvrit le manuscrit et offrit la tige desséchée aux indiens. 
Elle fut placée, comme autrefois, au sommet du grand rocher, et la Déesse au quatrième jour apparut, jeune et belle.


        Déjà l'instant d'après, elle avait disparu, à sa place la tige de Tamaya avait repris vie, et ses feuilles couvertes de feuilles 
et de grappes de fleurs. 

Coligny reçu en présent l'une des branches et la rapporta en France. 
        Aujourd'hui, Tamaya, plante sacrée des Atzalca a pris racine aux quatre horizons, et garde en elle, le secret d'une grande passion ...

 

 


 

 

 

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